Idées

En finir avec le capitalisme grâce au revenu universel : La proposition d’Abdennour Bidar

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« Toute ta vie dépendra de l’argent que tu gagneras dans nos entreprises, et tout ton bonheur dépendra des produits que tu achèteras dans nos magasins. » Telle pourrait être la devise attribuée à cette servitude capitaliste qui nous étrangle par la double chaîne du travail et de la consommation…

Libérons-nous de ces esclavages absurdes ! Mais comment ? Par l’instauration d’un revenu universel, attribué sans conditions à tous ceux qui en font la demande, et suffisant pour mener une vie décente. Utopie ? Hier oui, aujourd’hui non. Notre niveau de développement technologique et industriel produit désormais une telle quantité de richesse que c’est devenu parfaitement réaliste… si la répartition de cette richesse devient équitable.

La vraie question est ailleurs, et n’a jamais encore été posée : si nous ne passons plus l’essentiel de notre vie à travailler, qu’allons-nous faire de grand de tout ce temps libéré ? Dès 1930, John Maynard Keynes nous invitait à réfléchir à cette mutation de l’humanité où « le vieil Adam » n’aurait plus à gagner son pain à la sueur de son front mais devrait apprendre à assumer le vertige formidable d’une liberté entièrement nouvelle.

Or voilà, nous y sommes. Allons-nous donc être capables de nous consacrer enfin, comme il l’espérait, « à nos vrais problèmes, ceux de la vie et des relations entre les hommes, ceux des créations de l’esprit » et aux moyens de « mener une vie judicieuse, agréable et bonne » ?

Bref, le défi du revenu universel est double : nous délivrer de l’esclavage capitaliste, et faire des questions essentielles de notre condition non plus un supplément d’âme pour soirées et week-ends mais la quête quotidienne d’une vie douée de sens.

Abdennour Bidar présente son livre Libérons-nous ! en vidéo

 

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Abdennour Bidar, Libérons-nous ! Des chaînes du travail et de la consommation, Éditions Les Liens qui Libèrent.

112 pages, 10 €, parution le 16 mai.

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