Idées

L’art d’être oisif de Tom Hodgkinson

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Un livre devenu culte, best-seller international, publié dans 17 pays, enfin traduit en français

Un an après le succès de L’art d’être libre, Tom Hodgkinson revient en France avec un véritable manuel pratique de l’oisiveté. Drôle et éclectique, nourri de réflexions à la fois historiques, métaphysiques et littéraire, L’art d’être oisif redonne à la philosophie hédoniste toute son actualité.

En réaction à une modernité aliénante, l’auteur britannique prône un rapport à l’existence fondé sur les plaisirs de la vie. 24 chapitres, un pour chaque heure de la journée, pour construire une contre-hygiène de vie, aux antipodes des habitudes de labeur et de consommation de nos sociétés occidentales.

Bonne chère, tabac, sieste, conversation, alcool, sexe… Tous les délices de l’existence y sont célébrés avec humour et érudition. Car être oisif, loin d’être un vulgaire abandon à ses propres instincts, c’est une discipline quotidienne, un exercice spirituel, et un hommage aux grands esprits de notre civilisation, thuriféraires de la paresse : Samuel Johnson, Oscar Wilde, Chesterton ou encore Nietzsche et Walt Whitman.

« Être paresseux, c’est être vous-même » indique Hodgkinson dès la préface, avant de poursuivre : « le livre que vous tenez entre les mains tente d’échafauder une éthique de la paresse ». La jouissance ne peut pas se limiter aux jours de fête : elle doit devenir l’alpha et l’oméga de nos existences. Cela passe par une lutte contre le sentiment de culpabilité et à l’acceptation de nos propres instincts. Car « Le voyage vers la paresse est celui d’une vie. Nous savons au moins comment il se terminera : par la mort – l’état de paresse parfait. »

À 23 ans, hébété par l’ennui que suscite en lui son travail de journaliste, Tom Hodgkinson quitte son travail et s’attelle à la création de la revue The Idler (L’Oisif), dédiée au « jeu, à la liberté et à l’épanouissement », qui sera suivi de la création de son espace dédié, l’Académie de l’oisiveté. Ses livres sont des best-sellers en Angleterre, et ont été traduits dans de nombreux pays.

L’art d’être oisif nous apprend à nous adonner à : la promenade, le rêve, le tabac, l’alcool, la grasse matinée, le déjeuner à rallonge, la rêverie, l’art de la conversation, la fête, la méditation, le thé, la sieste, la pêche, la révolte, les vacances, la flânerie…

Quelques citations

 Etre paresseux signifie prendre du temps pour la vraie vie. 

 Etre paresseux, c’est être vous-même. C’est reprendre le contrôle de votre vie.

 Comme le dit mon ami John Moore, l’homme le plus paresseux de ma connaissance, à sa femme lorsqu’elle essaie de le tirer du lit : « Je me lèverai lorsque cela en vaudra la peine. »

 Les gens qui se lèvent tôt ne sont ni en bonne santé, ni riches, ni sages. Ils sont souvent malades, pauvres et irréfléchis. Ils servent ceux qui se lèvent tard.

 Pour bien vivre une gueule de bois, il faut s’y abandonner, sans essayer de fonctionner comme une personne normale. Il faut accepter le caractère apparemment inutile de cet état pour résister à la pression de se normaliser. […] Evitez donc toute activité utile en cet état. Faites des choses futiles. Planifiez votre gueule de bois plutôt que d’essayer de la combattre.

 Le travail prend le temps qu’on lui accorde.

 La bataille finale est à mener contre notre sentiment de culpabilité.

 La sieste est une version facile de la méditation. Jésus était oisif, Bouddha plus encore.

 Je suis frappé par la nécessité paradoxale d’avoir à s’exercer pour être paresseux. « Etre tranquille », pour des personnes habituées au bruit, à la tourmente, au labeur, au travail, n’est pas forcément facile. Il faut étudier le silence, le pratiquer, penser, réfléchir, méditer.

 Le voyage vers la paresse est celui d’une vie. Nous savons au moins comment il se terminera : par la mort – l’état de paresse parfait.

 Le vrai paresseux veut vivre une vie bonne tout le temps, pas seulement le samedi soir. S’il est une leçon à retenir de l’hédonisme, essayons de profiter de tous les moments de la vie et pas seulement ceux où nous sommes dans un état second.

Tom Hodgkinson, L’art d’être oisif.
Parution le 3 octobre

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